17
mai 2017

« On ne choisit pas sa famille », tout est dit !

Rédigé par GAULTHIER D'Erichot

Un peu de nostalgie ce mois-ci avec le film « On ne choisit pas sa famille » de Christian Clavier. Je l’ai vu il y a peu à la télévision, et cela me rappelle à quel point ce dicton est vrai ! Bien que le film ait eu peu de succès et beaucoup de critiques négatives, je peux dire quand même que c’est une belle leçon de vie.

Petit rappel de l’histoire

César Borgnoli est proche de la faillite. En effet, il vit au-dessus de ses moyens, alors que ses affaires vont au plus mal. L’homme est un concessionnaire de voitures italiennes et a une sœur lesbienne : Alex. Cette dernière partage sa vie avec Kim. Kim offre à César la possibilité de faire marcher à nouveau son activité en lui offrant un marché : celui de se faire passer pour son mari en Thaïlande. Dans ce pays, le couple va tenter le tout pour le tout pour adopter une fillette de 5 ans dénommée Maï. Le couple que forme Kim et César serait parfait s’ils étaient toujours en accord.
Entre disputes, poursuites policières ou encore triades chinoises, le week-end du faux couple se transforme en un véritable cauchemar. Le docteur Luix, médecin de l’orphelinat où Maï habite se charge d’accompagner le couple. Il a pour mission de voir si c’est un vrai couple. Le docteur découvre rapidement que César et Kim sont toujours en désaccord. Alors que César est emprisonné à Bangkok, Alex, sa sœur arrive pour le sauver. Alex rencontre le docteur Luix, qui tombe sous le charme de la jeune femme …

Un succès mitigé

Malgré un synopsis des plus intéressants, « On ne choisit pas sa famille » a eu un succès mitigé au box-office. La version francophone qui semble inspirée d’un « Very Bad Trip » était un bid.  Lors de sa sortie en salle, il n’avait eu que 350 000 entrées environ.  Ce vaudeville potache avait pourtant réuni un bon nombre de comédiens de renom à l’instar de Muriel Robin, de Jean Reno et de Michel Villermoz. Bien que le casting soit des plus « select », les gags et l’humour à propos des thaïlandais n’ont pas eu l’effet attendu sur le public. Ce qui a fait de « On ne choisit pas sa famille », un flop selon toujours les critiques. Pour ma part, je pense que les jugements à propos de ce film étaient sévères. Je l’ai revu ce mois-ci à la télévision, et je ne peux qu’apprécier le côté réaliste du scénario.

Ma vision du film

Moi, GAULTHIER d’Erichot, je trouve que « On ne choisit pas sa famille », est un reflet des personnes avec qui nous vivons au quotidien. On a ici un César, un frère qui continue de vivre au-delà de ses moyens alors que ses rentrées d’argent n’arrivent plus à suivre ses caprices. En conséquent, on s’endette rapidement, et on accepte n’importe quelle aide. L’essentiel étant de renflouer à nouveau ses caisses et de régler ses dettes. Un vécu de bon nombre de gens que l’on expose à travers un film comédie.
Le scénario soulève aussi ici la difficulté d’adopter des parents. Un couple de lesbiennes obligées de créer un faux-couple avec un homme pour arriver à leurs fins. Une histoire qui sans nul doute s’est produite plusieurs fois notamment avant la légalisation des couples gays.
Enfin, il y a la partie où César est en partie. La sœur ne l’oublie pas malgré ses erreurs. Bref, tant qu’on a une famille qui nous aime, on peut surmonter toutes les épreuves les plus dures. On ne choisit pas sa famille, certes, mais on reste toujours à leurs côtés quoi qu’il advienne.