20
janvier 2017

L’héritage de Walt Disney

Rédigé par GAULTHIER D'Erichot

Né le 5 décembre 1901, Walt Disney mourait d’un cancer du poumon le 15 décembre 1966, à 65 ans. Enfants et adultes perdaient alors l’oncle Walt, le père de Mickey Mouse, le grand innovateur de dessins animés. Je vais vous citer dans cet article l’héritage qu’il a laissé.


1928, Mickey Mouse gagne sa notoriété

La souris Mickey, c’est le personnage principal inventé par Walt Disney pour les séries d’animation Mickey Mouse.

En 1928, lors du tournage de Steamboat Willie, le troisième court métrage de la série Mickey Mouse, Walt Disney voulait se démarquer et ajoutait alors du son en synchro. Il était le premier à le faire et c’était une réussite totale. Cette innovation avait valu le renom de notre producteur et dessinateur.

Luc Chamberland, cinéaste d’animation, le précise : Disney était le pionnier de l’utilisation du son, de l’ajout des couleurs, et des mouvements de caméra dans les dessins. Selon lui, Disney vise toujours plus loin dans le cinéma.

Le bédéiste Régis Loisel constate, quant à lui, que l’équipe de dessinateurs de Disney était la meilleure de son temps. Disney les motivait à exploiter à fond leurs talents. J’en profite pour vous informer que Régis Loisel vient de lancer sa nouvelle bande dessinée Café Zombo, qui met en scène Mickey et Horace.

Cette première notoriété de Walt Disney est fortement marquée en Floride. L’entrée du parc thématique Magic Kingdom est en effet rehaussée par la présence de la statue Partners, qui représente Walt Disney et Mickey Mouse dans une posture très complice.

1937, Blanche-Neige et les sept nains en long métrage

Le mardi 21 décembre 1937, la salle de cinéma hollywoodienne Carthay Circle Theatre située au boulevard San Vincente était à guichets fermés. Au programme : le dessin animé Blanche-Neige et les sept nains produit en long métrage de 83 minutes par Walt Disney.

Walt Disney était en effet le premier à produire un dessin animé en long métrage. Une première qui a été bien accueillie tant par le public que par l’industrie du cinéma. Le titre qui était sorti officiellement le 4 février 1938 était donc considéré comme une victoire nationale.

Walt Disney y avait dépensé 1,5 million de dollars. Mais avec le succès du film, le chiffre d’affaires avait atteint plusieurs dizaines de millions de dollars.

Ce film a été récompensé par un Oscar spécial lors de la cérémonie des Academy Awards en 1939, et par sept mini-statuettes.

Pascal Blais, producteur et fan de notre héros, loue Disney pour tout ce qu’il avait entrepris. Selon lui, Walt Disney innovait toujours dans ce qu’il faisait, dans ce qu’il offrait au public. Le film Blanche-Neige faisait déjà l’objet de 7 ou 8 tournages réels à l’époque. Mais le public ne se rappelle rien de tout cela. C’était la version tournée par Disney qui attirait l’attention de tout le monde. Les adultes n’en revenaient pas de cette animation haute en couleurs. Et les enfants ne veulent rien d’autre que regarder ce film.

Des œuvres pour le grand public sans que celui-ci soit bousculé

Thomas Corriveau, professeur à l’Ecole des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, remarque une certaine retenue dans les œuvres de Disney. Selon lui, Walt Disney considérait fortement l’animation comme une production culturelle presque industrielle. Et l’industrie du cinéma d’aujourd’hui hérite de cette manière de voir l’animation où il n’y a plus beaucoup de lien expérimental avec l’image.

Je vais prendre comme exemple les histoires des frères Grimm reprises par Disney. Notre cinéaste avait enlevé tous les côtés violents de ces histoires. Il les avait tempérées pour que le récit narratif garde sa puissance.

Mais Disney tenait quand même à garder certains points faibles des personnages, même si c’est le côté plaisant qui est exploité dans la plupart des œuvres. C’est justement le cas avec Dumbo et Bambi. Ou encore dans Peter Pan, où le capitaine Crochet est constamment malveillant mais bouffon.

Je tiens à noter que Walt Disney avait aussi réalisé des films hybrides, des aventures et des documentaires, outre des dessins animés. Notez par exemple Big Red, un film sorti en 1962 et qui raconte l’histoire d’amitié entre un gamin de 10 ans et un chien.