05
octobre 2016

The Big Short : Le Casse du siècle, ils se sont fait de l’argent en anticipant la crise des subprimes

Rédigé par GAULTHIER D'Erichot

La crise de 2007 n’a pas fini d’inspirer le cinéma. Il faut avoir vu le documentaire Inside Job, mais aussi l’excellent long métrage Margin Call. Dernier film en date traitant du sujet, The Big Short s’inspire également de faits réels en décrivant le début de la crise des subprimes sous un autre angle. C’est le genre de film parfois compliqué dans les termes utilisés, mais qui n’hésitent pas à utiliser l’humour ou une mise en scène dynamique pour que le spectateur ne décroche pas.


Tout commence par les subprimes

Comme nous le montre une nouvelle fois The Big Short : Le Casse du siècle, la récente crise mondiale a débuté par la crise des surprimes aux Etats-Unis. Il s’agit de prêts hypothécaires très risqués qui ont fini par mettre en faillite plusieurs grandes banques américaines. S’en est suivi une crise bancaire et financière à l’automne 2008 qui s’est ensuite répandue dans le monde entier pour devenir une crise financière mondiale et une crise économique mondiale jusqu’en 2010.

Le monde boursier est univers à part qui peut paraître complexe pour la grande majorité d’entre nous qui ne sommes pas initiés. Néanmoins, quand l’on s’y penche de plus près on comprend mieux les rouages. Les films et les documentaires sont un excellent moyen de mieux comprendre ce système et les causes de la crise.

Se faire de l’argent en pariant sur la crise

Je vous préviens tout de suite, j’ai bien aimé The Big Short, mais je ne le classe pas dans mes meilleurs films. Sur le même sujet, j’ai largement préféré Margin Call qui est pour moi un chef d’œuvres et que je vous conseille vivement de voir si vous ne l’avez jamais vu. Malgré tout, ces deux films ont un point commun, on en ressort avec une forte envie de faire péter Wall Street. Bien sûr, je ne le pense pas, mais par contre il y a de quoi être en colère face aux abus de certains qui restent en plus impunis.

Ce que j’ai bien aimé dans The Big Short, c’est qu’il explique plutôt bien certains mécanismes et certains termes du monde de la finance. D’ailleurs, deux caméos font leur apparition dans le film. Le caméo est l’apparition brève d’une personne célèbre jouant son propre rôle. Ici, c’est d’abord l’actrice Margo Robbie qui, dans son bain, nous apporte une explication précise sur un phénomène financier. Plus tard dans le film, c’est Selena Gomez qui nous apporte une explication. J’ai trouvé l’idée originale et amusante. D’ailleurs le reste du casting et très séduisant avec Christian Bale, Steve Carell, Ryan Gosling et Brad Pitt pour ne citer que les plus connus. Des acteurs qui ont tous subi une transformation physique pour ressembler un peu plus aux personnes dont ils sont inspirés. Gosling est notamment méconnaissable.

L’humour du film est plutôt bien dosé pour montrer à quel point ce monde peut être fou.

Par contre si certaines explications étaient claires, d’autres passages étaient plus complexes, et encore je pense avoir certaines connaissances en économies. Mais il s’agit d’un problème quasiment inévitable pour un film qui traite sur ce sujet. J’ai trouvé que le style documentaire avec la caméra qui ne cesse de bouger était parfois fatigant. Idem pour les images d’archives qui viennent s’incruster à une vitesse excessive à l’écran. Le film mélange parfois trop les genres.

Concernant le scénario il reste plutôt cynique puisqu’il raconte l’histoire inspirée de différentes personnes ayant anticipé la bulle financière qui se préparait et qui se sont fait de l’argent en pariant sur la crise. Si ces personnages s’alarment que personne ne régisse face à la bulle qui gonflent, ils restent néanmoins dans le système.

Pour résumer, The Big Short : Le Casse du siècle reste un bon film avec des acteurs à la hauteur et une mise en scène plutôt réussie, mais qui est parfois un peu trop léger à mon goût pour traiter un tel sujet.